Mercredi 10 septembre 2008
« À ceux et celles qui, dans les semaines qui viennent, vous demanderont : « Avec votre NPA, qu’est-ce que vous voulez ? », je vous propose de leur répondre ce que nous a répondu un ministre du
gouvernement bolivien d’Evo Morales que j’ai rencontré à Paris, avec deux autres camarades.
Il nous a dit : “Nous, au fond, ce que l’on veut, ce n’est pas vivre mieux. Parce que vivre mieux, on le fait toujours aux dépens des autres.
Nous, ce que l’on veut, c’est évidemment arrêter de survivre parce que cela, on a déjà donné.
Ce que l’on veut, c’est simplement vivre bien.” Eh bien, nous voulons la même chose ! Vivre bien ! Et vivre bien, c’est quand le droit à l’existence est prioritaire sur le profit.
Vivre bien, c’est avoir du temps, ne pas perdre sa vie à la gagner : avoir du temps pour soi, pour ses proches pour son entourage, pour créer, pour avoir accès aux connaissances, pour voyager.
Vivre bien, c’est aussi vivre en harmonie avec son environnement, arrêter de verser des larmes de crocodile et prendre des mesures concrètes, parce que si l’on veut vraiment être écologiste et
vivre en harmonie avec l’environnement, alors il faut tirer les constats de ce qui ne fonctionne pas.
Le modèle de développement économique actuel est un système où le capitalisme, à chaque fois qu’il touche une parcelle de notre environnement, il n’en fait pas seulement une marchandise, il la
détruit.
Extrait du discours d'Olivier Besancenot à l’université d’été de la LCR.